Il faut désormais une autorisation préalable du ministère de l’Hygiène publique. C’est la décision du gouvernement pour toute implantation et exploitation d’un cabinet d’aisance ou d’un urinoir aussi appelé toilette publique sur un espace public ou privé. Elle a été prise le mercredi 15 avril 2026 en Conseil des ministres à Abidjan Plateau.
En Côte d’Ivoire, il faut désormais avoir une autorisation préalable pour une implantation et exploitation des toilettes publiques.
Par un décret, le gouvernement fixe les conditions d’une telle action dans un espace public ou privé.
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly l’annoncé le mercredi 15 avril 2026.
« Le Conseil a adopté un décret fixant les conditions d’implantation, d’exploitation et d’entretien des cabinets d’aisance et urinoirs sur les espaces publics.
En application du Code de l’hygiène et de la salubrité, ce décret vise à assurer la conformité de l’implantation et de l’exploitation des cabinets d’aisances et urinoirs dédiés aux besoins physiologiques des usagers dans les espaces recevant du public, avec les normes d’urbanisme, sanitaire et environnementale », a expliqué le ministre de la Communication.
À l’en croire, ce décret fait obligation aux gestionnaires des espaces à forte affluence, tels que les marchés, les gares, les places publiques et les espaces aménagés, de procéder à l’installation des cabinets d’aisances et d’urinoirs.
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Mais, précise-t-il, « ces dispositifs doivent être conçus de manière à embellir l’espace, à assurer la sécurité et le confort des usagers et à préserver leur dignité ».
Il faut rappeler qu’en Côte d’Ivoire une loi punit l’acte d’uriner sur la voie publique ou dans les caniveaux.
Il s’agit de la loi n° 2023-899 du 23 novembre 2023 portant code de l’hygiène et la salubrité en vigueur depuis le 23 novembre 2024.
En son article 122, le code mentionne qu’« est puni d’un emprisonnement de quinze jours à trois mois et d’une amende de 10.000 FCFA à 100 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque urine ou défèque sur la voie publique, dans les caniveaux, places et plages publiques ».
Richard Yasseu















